Lors de certaines mobilisations organisées à Lyon par Handicap International, l’événement prenait également la forme d’une performance visuelle destinée à incarner symboliquement les victimes civiles des conflits.
De grands portraits en noir et blanc étaient portés par des bénévoles, puis disparaissaient progressivement à mesure que ceux-ci s’allongeaient au sol. Ce geste collectif créait une image forte autour de l’absence et de l’effacement des vies touchées par les bombardements, les mines antipersonnel et les armes explosives. À travers cette mise en scène silencieuse, l’action rappelait que derrière les statistiques se trouvent des visages, des histoires et des existences brutalement interrompues.